Rencontre avec Alice, maman décomplexée

On dit souvent qu’être maman est un rôle à plein temps, une vocation innée dans la vie des femmes. Alice, 29 ans nuance un peu ce propos trop communément répandu. Et si elle avoue avoir vécu avec sa grossesse le plus gros tournant de sa vie, elle avoue aussi (parfois à demi-mot) qu’elle ne peut être résumée à ce seul état de fait. Cette jeune agent immobilier dont la fille vient de fêter ses deux ans dresse avec nous le portrait d’une maternité décomplexée. Rencontre avec une maman bien dans ses baskets.

A quel moment vous êtes-vous senti mère ?

Très honnêtement, pas tout de suite. Je sais que ça n’est pas dans l’ordre des choses. Les femmes ont souvent cette impression de sentir leur enfant dès le début. Pour ma part, c’est uniquement lorsque j’ai senti ma fille bouger pour la première fois que j’ai vraiment pris conscience de ma future maternité.

Mais encore aujourd’hui, j’avoue parfois être dépassée par les événements. J’ai l’impression que c’était hier que je chantais du Spice Girls dans ma salle de bain armée d’une brosse à cheveux. Aujourd’hui je suis mère avec tout ce que ça implique. Très sincèrement, en prenant du recul sur moi-même, je ne sais toujours pas si je suis prête… mais l’est-on vraiment un jour (rires)

Quelle maman êtes-vous pour votre fille ?

J’espère être une maman attentive, aimante… un peu trop mère poule. Je me rends compte que je m’angoisse parfois pour un rien. A côté de ça, je tiens à rester une maman active, j’ai mon travail, mes amis, mes responsabilités. C’est capital pour moi d’être d’abord une femme épanouie, sinon je sais que je passerai à côté de mon rôle de mère… J’avoue pouvoir le faire aussi grâce au papa. Chez nous la répartition des tâches est encrée dans nos règles de vie. Cela facilite tellement les choses.

Comment s’est passé le choix du prénom ?

Bien… de mon côté (rires). Le papa et moi n’étions absolument pas d’accord, ou alors seulement avec nous-mêmes. Nous avions chacun choisi un prénom et nous avions du mal à en démordre. Il s’avère qu’à la naissance, nous avons tous les deux changé d’avis assez instinctivement pour donner le prénom d’un être cher à notre petite princesse. Elle s’appelle finalement Lucile, comme sa grand-mère paternelle.

Quelle odeur vous ramène directement à votre propre enfance ?

(directe) La lavande ! Ma grand-mère en mettait absolument partout, c’est une odeur qui a baigné toutes mes premières années. Encore aujourd’hui j’en ai aux quatre coins de mon appartement.

Avez-vous terminé vos courses de Noël ?

(rires) Je dirais surtout que je n’ai pas encore commencé ! Je n’ai pas vu passer le temps, pourtant Noël est une période que j’aime beaucoup, cela me remémore bien des souvenirs. Le tout va être de trouver maintenant tous les cadeaux, le plus difficile c’est de ne pas trop gâter notre fille. Ca peut faire sourire, mais le juste au milieu n’est pas simple !