Taux de fécondité : où en est-on ?

Baby Boom es-tu là ? Si la France est connue depuis de nombreuses années pour enregistrer des taux de fécondité bien plus haut que ses voisins européens, les cartes de la maternité semblent bien redistribuées. Bébés tardifs, couples plus instables, devenir parents n’est plus pour beaucoup de femmes une priorité.

Alors où en est-on ? Petit focus sur une statistique féconde… mais pas que !

Vers une baisse du nombre d’enfants par femme ?

Alors que la population n’a jamais été aussi haute (plus de 7,5 milliards d’être humains), le nombre d’enfants par femme inquiète aujourd’hui davantage qu’hier. Selon une étude Ined, ce chiffre se porte à ce jour à 2,48 enfants en moyenne dans le monde. Un chiffre honorable bien assez conséquent pour assurer à notre planète bleue une kyrielle de petits bambins prêts à reprendre le flambeau.

Mais lorsque l’on recadre cette donnée statistique à l’Europe, c’est notre sang qui ne fait plus qu’un tour. Nous comptons aujourd’hui pas plus de 1,62 enfant par femme sur le vieux continent soit un taux de natalité de 10,6 (soit le nombre de naissance par an pour 1000 personnes). Parmi les plus mauvais élèves de l’Europe, on retrouve ainsi la Moldavie (1,23 enfant par femme), la Pologne mais aussi le Portugal ou la Grèce.

Une baisse encore plus significative pour l’Albanie qui chute de 3,62 à 1,78 enfants en 34 ans (entre 1980 et 2014). Les raisons de ce désavoeux de la maternité ? Des enfants arrivant plus tardivement, une priorité souvent donnée à la carrière de la mère ainsi que le développement accru des contraceptifs.

Et la France dans tout ça ?

La France elle conserve un statut à part dans le monde Européen concernant la natalité. En effet, toujours sur le podium, elle avoisine aujourd’hui les 2 enfants par femme (1,99 pour être exacte). Un chiffre qui stagne depuis plusieurs années.

On note ainsi que la France est parmi les meilleurs élèves en Europe avec un taux de natalité considéré comme élevé. Seul point d’alerte, l’âge moyen à l’accouchement qui ne cesse d’augmenter depuis le début des années 80 et qui se retrouve aujourd’hui à 30,4 ans pour les femmes Françaises. De même que l’âge du premier enfant qui ne cesse de croître.

Rien d’alarmant donc, Martine notre cigogne ne risque en aucun cas le chômage !

Le Japon en mauvaise posture

L’inquiétude aujourd’hui provient plus d’autres pays du monde qui ne cessent d’enregistrer des chiffres à la limite du dramatique. La sonnette d’alarme a ainsi été tirée au Japon qui enregistre un taux de sa croissance négatif (-2,3) de sa population.

La crise, le manque de moyens, le manque cruel de crèches mettant en péril l’emploi des parents, la pression publique seraient des facteurs aggravants de ce phénomène. Pire encore 7 japonais sur 10 et 59% des japonaises sont unanimes pour dénoncer le manque de romantisme de leur relation… de quoi en effet freiner les ardeurs de certains.

Sources Ined et Insee